L'Agence télégraphique suisse (ATS): "La conférence des ONG condamne la censure sur internet"
Genève - Au terme de leurs travaux, quelque 500 dissidents, militants des droits de l'homme et ONG réunis à Genève ont condamné la censure de l'internet imposée par plusieurs pays. Ils s'inquiètent du fait que l'accès au réseau soit de plus en plus menacé.
Dans une Déclaration sur la liberté de l'Internet, adoptée mardi soir, les participants condamnent le Bélarus, la Birmanie, la Chine, Cuba, l'Egypte, l'Ethiopie, l'Iran, la Corée du Nord, l'Arabie saoudite, la Syrie, la Tunisie, le Turménistan, l'Ouzbékistan et le Vietnam.
Tous ces pays "censurent l'internet en bloquant des sites web, en surveillant les recherches sur le web, en intimidant ses utilisateurs", dénonce mercredi un communiqué des organisateurs de la réunion, quelque 25 ONG, dont UN Watch et Freedom House.
Ils demandent au Conseil des droits de l'homme de soutenir cette Déclaration et de défendre la liberté de circulation des informations sur internet.
Chine, Cuba, Iran
La Déclaration s'inquiète notamment de la saisie d'ordinateurs, de l'emprisonnement de blogeurs, du blocage de sites web par les autorités chinoises. Elle dénonce les restrictions d'accès "presque totales" à internet à Cuba.
Le texte condamne également les tentatives des autorités de Téhéran de supprimer la libre ciculation des informations sur le Net en bloquant le trafic et les messageries et en créant une police spécialisée pour surveiller ceux qui dénoncent le régime iranien.
La Déclaration demande en outre aux fournisseurs de services internet de ne pas "être complices" de violations des droits de l'homme et à tous les pays développés de ne pas exporter des technologies qui peuvent être utilisées pour censurer le réseau des réseaux.
Caspian Makan, le fiancé de la manifestante iranienne tuée le 20 juin à Téhéran, Neda Agha-Soltan, a lancé un appel aux pays membres de l'ONU pour qu'ils n'élisent pas l'Iran au Conseil des droits de l'homme, lors de l'élection prévue en mai. "Cette élection légitimera les crimes du régime de Téhéran", a affirmé le militant, réfugié au Canada.

